Climat social toxique à la CNSS : le Dg Charles Mudiay pris à partie par l’Intersyndicale

La tempête s’intensifie au sommet de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Déjà fragilisé par de sombres dossiers financiers et administratifs, le Directeur Général Charles Mudiay se retrouve une nouvelle fois au centre de violentes contestations, cette fois poussé dans ses retranchements par l’Intersyndicale de l’institution.

​Le malaise est profond et la liste des griefs s’allonge. Les casseroles judiciaires et administratives accumulées au fil de son mandat continuent de hanter la gestion de la CNSS :

– L’affaire du compte obscur : Un supposé détournement de 12 millions USD logés dans une banque commerciale locale. Une affaire ayant impliqué l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) et la justice, mais dont les suites demeurent d’une opacité troublante.

​- L’achat controversé d’avions : L’acquisition à Toulouse de deux appareils de ligne pour le compte de la compagnie aérienne nationale, conclue en dehors de toute transparence, sans l’avis technique indispensable de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC) et au mépris du ministère de tutelle. Les aéronefs sont depuis leur arrivée cloués au tarmac de l’aéroport de N’djili le temps que toute la lumière soit fait faite sur les conditions réelles de leur acquisition.

​Une fronde syndicale ouverte

​Ce vendredi 14 août, le climat social a franchi un point de non-retour avec la publication d’un communiqué officiel signé par Jean Lowaka Lokeso, président de l’Intersyndicale de la CNSS. La représentation des travailleurs dénonce une dérive autoritaire et un mépris caractérisé des textes fondateurs. Le reproches formulés à l’encontre de la direction sont:

​Le refus systématique du dialogue : Les demandes de réunions légales et conventionnelles formulées par les représentants du personnel restent refusées voire ignorées par la direction.

​Le cylientélisme et des promotions opaques : L’octroi de promotions à des agents inexpérimentés au détriment des critères établis par la convention collective.

​Le non-respect des directives gouvernementales : La non-application délibérée du barème du SMIG préconisé par le gouvernement dirigé par Judith Suminwa.

​Saisine des autorités et menace de paralysie

​Face à ce qu’elle qualifie de violations répétées du droit du travail, l’Intersyndicale passe à l’offensive. Le Ministère de la Santé Publique a été officiellement saisi afin d’obtenir la suspension immédiate des nominations contestées. Parallèlement, l’Inspection Générale du Travail est appelée à diligenter une enquête administrative pour stopper ces pratiques. ​Une Assemblée Générale des délégués et agents de la CNSS est annoncée dans les prochains jours pour décider d’actions syndicales d’envergure. Renvoyé dos au mur, le syndicat sollicite désormais l’arbitrage direct du Président de la République pour siffler la fin de la récréation, exiger la reprise du dialogue social et imposer le strict respect de la réglementation en vigueur.

En définitive, le modèle de gestion managériale de la CNSS affiche de nombreuses insuffisances qu’il faut vite résoudre. Alors que de nombreux retraités se sentent floués parce que la CNSS se révèle incapable de les faire rentrer dans leurs droits.

Donc un dossier à suivre.

Léon Mukanda Lunyama Junior 

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