Il est remarqué depuis quelques jours une campagne virulente de dénigrement et de déstabilisation de l’action de la haute direction du Cadastre minier, établissement public de gestion du domaine minier congolais, dans la presse locale et surtout numérique. La cible privilégiée en est le Directeur général Popol Mabolia dont les reformes de fond audacieuses initiées, et qui tranchent avec le passé, dérangent beaucoup de toute évidence.
Ses détracteurs se recruteraient non seulement à l’externe mais également en son sein.
Il y a des fermes motifs de le penser, car les accusations formulées contre lui n’ont rien de nouveau. Elles ne différent en rien de celles déjà évoquées lors de l’acquisition de l’immeuble Sabena comme futur siège du Cami. Les allegations les plus fantaisistes sur le prix et les frais connexes dont la réhabilitation, avaient alors deferlé sur la place publique avec comme objectif de commanditaires : l’éviction du Dg Mabolia.
Aujourd’hui, rien de nouveau sous le soleil, les propos diffamants parlent pèle-mêle d’un détournement de 17 millions de USD qu’ils lient sans convaincre à l’achat du même immeuble, de mégestion, de favoritisme, de bradage des titres miniers, d’abus d’autorité et de pression politique. Poussant l’audace jusqu’à exiger l’interpellation du Dg par le Procureur de la république.
Mais l’opinion nationale est loin d’être dupe et sait que les réformes engagées par l’equipe Mabolia ne pouvaient qu’en frustrer beaucoup. En effet parmi elles, on peut retenir l’assainissement du ficher cadastral ou le nettoyage du fichier minier des titres « dormants », soient des entreprises détenant des titres sans exploitation, rendant nul l’investissement et l’annulation des centaines des permis de recherche pour non paiement des droits superficiaires ou pour absence des travaux avec à la clé la récupération de plus de 31 000 km carrés de territoire minier remis immédiatement sur le marché. Soit des revenus supplémentaires en vue.
De plus, la digitalisation, marque de sa modernisation technique; l’integration de nouveaux outils de cartographie grâce aux logiiciels de pointe pour prévenir les chevauchement des périmètres; une interconnexion technique de qualité avec le Secrétariat général et la Direction des mines pour une procédure fluide du dossier minier.
En definitive, une gestion rigoureuse et limpide qui provoque l’aigreur de beaucuop d’acteurs du secteur dont la zone de confort et les intérêts sombres ont été ébranlé par cette nouvelle type de gestion.
Et l’Inspection générale des finances dans tout cela?
Il est une réalité que les commanditaires de cette campagne passent sciemment sous silence : la présence de l’IGF dans gestion quotidienne du Cami. Celle-ci joue en effet un rôle central de supervision financière et de contrôle de gestion au sein du Cami.
Une intervention qui s’inscrit dans le cadre de la « patrouille financière » pour assurer la surveillance dans le secteur extractif.
L’équipe d’inspecteurs de l’Igf commise au Cami assure :
– la surveillance de la mobilisation des recettes en veillant à ce que les frais de dépôts et les droits superficiaires annuels par carré minier, soient correctement perçus et canaliser vers le Trésor.
– le contrôle de la conformité des procédures en vérifiant que le Cami respecte strictement les dispositions du Code et du Règlement Miniers. Cela inclut la transparence dans l’attribution des concessions, la lutte contre la favoritisme ou la corruption dans la gestion du domaine minier et la vérification de l’éligibilité des entreprises sollicitant des titres.
– l’audit de la gestion interne en tant qu’organe administratif et financier. Elle audite les dépenses de fonctionnement du Cami;
– l’appui à la gouvernance minière en agissant comme un mécanisme de dissuasion contre le bradage des actifs miniers de l’Etat.
Ce rôle de patrouille financière est une mission permanente d’encadrement qui permet d’anticiper les irrégularités plutôt que se contenter d’un constat après coup.
Passer outre le rôle déterminant de contrôle et de surveillance à priori de l’IGF au sein du Cami, c’est être totalement ignorant des mécanismes de gestion de cet établissement public de gestion du domaine minier congolais.
De ce fait même, toute ces attaques sont la preuve évidente de l’efficacité des réformes mises en place par le Dg Mabolia et qui dérangent à coup sûr de nombreux intérêts obscurs.
Au regard de tous ces éléments, cette campagne de diabolisation et d’acharnement médiatique verse plus dans une haine qui cherche à saper l’élan du developpement du secteur minier congolais.
Léon Mukanda Lunyama Junior