Par la signature d’une nouvelle ordonnance le mercredi 03 juin 2026, le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi a reconduit le Directeur général Auguy Bolanda à la tête de l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES) de la RDC.
Loin de tout arrangement politique, ce maintien s’impose par un bilan concret et une vision stratégique éprouvée. Ce choix dicté par le souci de la continuité, de l’efficacité et de la stabilité, est un signal fort à l’endroit des investisseurs nationaux et internationaux.
Alors que le pays est résolument engagé dans la voie de la transition économique vers l’industrialisation, condition sine qua non de l’émergence économique du Congo, cette reconduction relève d’une feuille de route industrielle hautement stratégique et repose sur des arguments techniques et des résultats concrets.
Le réalisme de terrain de la gestion de l’equipe Bolanda est des plus remarquables. Son pragmatisme opérationnel a transformé la brousse de Maluku en un écosystème industriel. La Zone Économique Spéciale (ZES) pilote de Maluku n’est plus un simple projet sur papier ou une promesse politique, elle est devenue une réalité industrielle tangible, bravant les lourdeurs administratives et les défis logistiques.
Sous son leadership, ce site de Maluku a vu l’installation progressive d’infrastructures de base telles des voies d’accès, de la connectivité en eau et en électricité haute tension, indispensables pour rassurer les investisseurs.
De plus, il a su instaurer un climat de transparence et de sécurité juridique, primordial pour convaincre pour convaincre les géants industriels qui s’y installent à l’instar de Varun Petrolum pour les lubrifiants, Saphir Ceramics pour les matériaux de construction ou encore Varun Beeverages sous licence de Pepsi Cola. De ce fait, la ZES de Maluku peut etre considérer comme le nouveau poumon économique de la RDC.
Si le maintien du DG Auguy Bolanda paraît si crucial, c’est parce que cette zone pilote n’est pas un simple projet de périphérie, mais plutôt le cœur battant de la nouvelle politique de diversification économique et de substitution aux importations voulue par le Président de la République. En concentrant les activités industrielles à Maluku, la RDC réduit sa facture d’ importations, stabilise sa balance commerciale et valoriser enfin ses propres ressources.
Par ailleurs, le secteur des ZES obéissant à des règles juridiques, fiscales et douanières extrêmement pointues, le DG Bolanda a su stabiliser le cadre réglementaire de l’AZES en garantissant aux investisseurs un guichet unique fonctionnel.
L’enjeu de la sécurité juridique du climat des affaires étant central, la prévisibilité que recherchent les investisseurs est garantie par le maintien de l’équipe dirigeante qui maîtrise les dossiers des concessions, les exonérations fiscales accordées et le dialogue avec l’aménagement.
Maluku fait donc office de laboratoire de la transformation de nos matières premières. L’AZES a dès lors un rôle de levier pour la création d’emplois locaux directs (ingénieurs, ouvriers, logisticiens), objectif ultime de la vision économique globale du Chef de l’Etat.
Ce nouveau chapitre de gestion managériale n’est pas une fin en soi, mais un tremplin, les attentes restant très élevées.
Le DG devra non seulement pérenniser les acquis mais aussi capitaliser sur les réussites de Maluku pour dupliquer ce modèle dans d’autres espaces économiques de la RDC, notamment dans l’espace Katangais (Zes de Musompo), dans le Grand Kasaï et dans la Grande Orientale.
Il aura aussi à optimiser la fourniture de l’énergie électrique qui fait figure de nerf de la guerre industriel dans la zone et fluidifier davantage les couloirs logistiques menant vers le centre de la capitale et l’intérieur du pays.
La reconduction de ce digne fils du pays est la preuve que dans la marche vers l’émergence industrielle de la RDC, on ne change pas l’équipe qui gagne, on l’incite plutôt à accélérer.
Léon Mukanda Lunyama Junior.