Le lancement du Baromètre national du climat des affaires 2026 : une réponse aux alertes de la FEC 

Lors du 99ème conseil des ministres du 25 septembre, 2026, le Président de la République a ordonné le lancement de la 2e édition du Baromètre national du climat des affaires et a chargé la cheffe du gouvernement, Mme Judith Suminwa d’évaluer et d’accélérer l’exécution des réformes.

Cette mesure fait suite aux préoccupations formulées par la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) le 17 septembre dernier, lors de la Rentrée économique de la FEC; notamment sur la fiscalité, l’agro-industrie, les mines, la justice et le financement des PME.

Le Baromètre mesurera la perception des opérateurs économiques, évaluera l’impact des réformes et identifiera les contraintes persistantes. Le rapport final, attendu sous 30 jours, alimentera un plan stratégique pour améliorer le climat des affaires et servira d’outil de suivi et de redevabilité.

Problème central : la fiscalité et le « terrorisme fiscal »

La FEC dénonce des pratiques fiscales perçues comme arbitraires et préjudiciables : contrôles redondants, imprévisibilité des décisions, prélèvements fractionnés par des autorités locales, recouvrements agressifs et recours inefficaces. Ces pratiques pèsent sur la compétitivité, fragilisent les PME et encouragent l’économie informelle.Mesures attendues

La FEC réclame la clarification des règles, l’harmonisation entre État central et provinces, des mécanismes de recours rapides, de la transparence et des sanctions contre les pratiques abusives. Pour être efficace, le Baromètre devra inclure une cartographie des prélèvements, un audit des contrôles, des indicateurs de suivi et des propositions concrètes d’harmonisation.

Le Baromètre 2026 est ainsi donc une opportunité pour rétablir la confiance entre pouvoirs publics et secteur privé. Son impact dépendra toutefois de la mise en œuvre rapide et contraignante des recommandations, notamment pour éliminer les prélèvements illégitimes et réduire l’incertitude fiscale qui freine l’investissement.

Léon Mukanda Lunyama Junior

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