Sécurité publique à Kinshasa : Jacquemin Shabani ordonne un contrôle rigoureux des lieux publics

Face à la multiplication des drames liés au incendies dans la capitale, le ministre de l’Intérieur et Sécurité a pris le taureau par les cornes. À l’issue d’une réunion tenue ce jeudi 10 septembre, il a ordonné le déploiement de 24 équipes pour vérifier la conformité des espaces accueillant du public.

La série noire des incendies dans les salles de fêtes et autres lieux publics de Kinshasa ne pouvait plus durer. Pour mettre un terme à l’hécatombe et sortir les autorités de leur léthargie, le ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemin Shabani, a décidé de passer à l’action. Ce jeudi 10 septembre, il a présidé une réunion de crise avec les membres du gouvernement provincial, les bourgmestres des 24 communes de la ville et la direction générale de la protection civile (DGPC).

Au centre des discussions : la prévention des risques d’incendie, des tragédies jugées « tout à fait évitables ». À l’issue de ces échanges, une décision ferme a été annoncée : le déploiement immédiat de 24 équipes, de contrôle rigoureux de conformité et de sécurité des espaces publics, une par commune.

Ces équipes auront pour tâche de répertorier et de vérifier l’ensemble des lieux accueillant du public. Sont concernés les salles de fêtes, les églises, les écoles, les stades, mais également les restaurants, les bars et les lieux de spectacles. L’objectif est clair : s’assurer que ces établissements réunissent toutes les conditions de sécurité élémentaires. Les inspecteurs vérifieront notamment la présence de dispositifs anti-incendie fonctionnels et l’existence de plusieurs issues de secours conformes.

La supervision de cette vaste opération a été confiée à la Direction générale de la protection civile (DGPC). Celle-ci devra veiller à ce que les contrôles permettent de prévenir efficacement les risques liés aux défaillances techniques des infrastructures ou aux lacunes organisationnelles lors des événements.

« Une rigueur catégorique » exigée

L’objectif est sans équivoque : minimiser les manquements aux normes pour préserver des vies humaines. Le ministre Jacquemin Shabani a exigé des autorités provinciales et municipales une « rigueur sans faille» tout au long de ce processus. Les bourgmestres, en première ligne, sont appelés à collaborer étroitement avec la DGPC pour que ces vérifications ne restent pas lettre morte.

Si ce déploiement massif intervient tardivement, il répond à l’adage populaire : « Mieux vaut tard que jamais ». Ces drames successifs auront eu le mérite de secouer les consciences et de sortir les gouvernants de leur léthargie dans le domaine de la protection civile.

L’enjeu dépasse désormais la simple réaction ponctuelle. Il s’agit d’instaurer une véritable culture de la prévention durable à Kinshasa, afin que les lieux de joie et de rassemblement ne se transforment plus en pièges mortels.

Léon Mukanda Lunyama Junior 

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