Le célèbre rappeur congolais, Me Gim’s, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été interpellé ce mercredi 25 mars à sa descente d’avion à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et placé directement en garde à vue par les agents du Service National des Douanes Judiciaires (SNDJ), la police des douanes françaises.
Sur Me Gim’s pèsent des graves soupçons de blanchiment en bande organisée (le réseau serait international et complexe); de fraude fiscale et d’ingénierie financière (plusieurs sociétés ayant servi à l’émission de fausses factures et à l’évasion fiscale); et enfin de lien avec le crime organisée (plusieurs personnes mises en cause sont des repris de justice mêlés au trafic des stupéfiants et reconvertis dans la criminalité financière).
Rappelons que l’enquête est supervisée par le parquet national anticriminalité organisée (PNACO), de création récente pour traiter des dossiers de grande délinquance financière. Elle cherche primordialement à clarifier son rôle dans le supposé réseau maffieux. Sont scrutés ses projets immobiliers, au Maroc notamment et les flux financiers et les fonds illicites injectés dans ses investissements ou dans son train de vie.
Me David-Olivier Kaminski, l’avocat de l’artiste, préfère ne faire aucune déclaration jusque là. Les membres de sa famille également gardent le mutisme. Me Gim’́s n’étant pas encore été formellement inculpé, est présumé innocent.
Mais en cas de mise en examen, il encourt une peine de 10 ans d’emprisonnement, une lourde amende si les montants blanchis s’élèvent à des des millions ainsi que la confiscation des biens liés à l’infraction et la déchéance de certains droits civiques.
Léon Mukanda Lunyama Junior