L’actualité politique reste focaliser sur la démission de Modeste Bahati Lukwebo du bureau de la chambre haute du parlement.
Le deuxième vice-président du sénat, pilier majeur de la majorité présidentielle, a préféré quitter le sénat sous la pression d’une pétition de déchéance initiée par le sénateur Danny Kabongo, après des reserves qu’il a officiellement émises sur le changement éventuel de la constitution de 2006, comme le cogite l’USN, avec dans le viseur un troisième mandat pour Fatshi.
Cette position publique assimilée à une fronde, a provoqué une volée de bois vert contre lui, de la part de sa famille politique. Le bureau du sénat a renié sa position dans un communiqué officiel du 06 mars.
Des excuses publiques exprimées quelques temps plus tard et la réaffirmation de sa loyauté au président de la république n’ont rien infléchi. Le « mal » était fait.
La pétition qui a recueilli 80 signatures, a été déposé le 16 mars au bureau du sénat. Sous la pression du verdict d’une commission mise en place pour le destituer, Bahati Lukwebo a pris les devants en démissionnant pour échapper à une déchéance programmée et humiliante, et aussi préserver son image politique.
On ne peut à ce stade s’empêcher de faire un rapprochement avec l’amère expérience de la démission de Vital Kamhere, l’ancien président de l’assemblée nationale en septembre 2025. Il jeta le tablier, menacé également par une pétition de déchéance, après être fragilisé par des vives tensions internes au sein de l’USN. Il quitta volontairement le perchoir de l’assemblée à la place d’une éviction forcée et dégradante.
La majorité présidentielle serait-elle devenue un vivier de la pensée unique à telle enseigne que la moindre contradiction ferait office de crime impardonnable. Les courants de pensée politique n’ayant pas de place en son sein. « Aucune place au débat. Vous vous alignez ou vous dégagez » comme l’a relevé un membre de la plateforme qui a requis l’anonymat.
L’Union Sacrée etant un meltiing pot d’idéologie politique allant d’un extrême à l’autre, difficile de tenir tout le monde en laisse et tout le temps.
Au regard de tout cela, rien de rassurant n’émerge, quant à l’avenir de cette union de circonstance.
Léon Mukanda Lunyama Junior