Est de la RDC : la Belgique et la France appuient le cessez-le-feu proposé par l’Angola

Un soutien européen pour tenter d’enrayer l’escalade. La Belgique et la France ont publiquement appuyé l’initiative de cessez-le-feu portée par l’Angola dans l’Est de la République démocratique du Congo, y voyant une occasion de relancer le dialogue politique et d’alléger les souffrances des populations civiles. Alors que Kinshasa a donné son accord de principe à cette trêve, Luanda prévoit son entrée en vigueur afin de créer les conditions d’un dialogue national inclusif. Bruxelles et Paris insistent toutefois sur la nécessité de traduire les engagements diplomatiques en améliorations concrètes sur le terrain, après des années de violence persistante dans les Kivu et en Ituri. Ce nouvel appui international intervient dans un contexte où les mécanismes de paix se multiplient : de Washington à Doha, sans résultats décisifs à ce stade, renforçant l’enjeu d’une coordination efficace pour éviter que cette initiative ne reste symbolique.

La dynamique diplomatique autour de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a enregistré un nouveau soutien international. La Belgique et la France ont exprimé leur appui à l’initiative de cessez-le-feu proposée par l’Angola, présentée comme une opportunité de relancer le dialogue politique et de favoriser des avancées concrètes pour les populations affectées par le conflit.

Bruxelles a appelé l’ensemble des acteurs impliqués, y compris les forces politiques congolaises, à adhérer pleinement à cette démarche. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, s’est exprimé à ce sujet samedi 14 février 2026 sur le réseau social X, soulignant l’importance de cette initiative pour ouvrir la voie à un dialogue inclusif.

« J’encourage toutes les parties et forces politiques à saisir cette opportunité afin d’instaurer un cessez-le-feu effectif et de participer de manière constructive à un dialogue inclusif », a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie belge a également salué les signaux jugés encourageants pour l’Est congolais, notamment l’appel au cessez-le-feu lancé par le président angolais João Lourenço et la mission effectuée à Goma par la représentante spéciale par intérim du secrétaire général des Nations unies, dans le cadre du mécanisme de vérification et de facilitation de l’aide humanitaire.

De son côté, la France a accueilli favorablement l’adhésion du président Félix Tshisekedi à ce projet de trêve soutenu par Luanda. Dans un communiqué consacré à la région des Grands Lacs, Paris a invité l’ensemble des parties à traduire leurs engagements diplomatiques en améliorations rapides et tangibles pour les populations civiles.

La diplomatie française a insisté sur l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse des accords récents, citant notamment l’accord de Washington du 4 décembre 2025, l’Accord-cadre de Doha du 15 novembre ainsi que les initiatives de l’Union africaine, considérées comme des cadres essentiels pour parvenir à une stabilisation durable.

Mandaté par Kinshasa et soutenu par la médiation africaine, l’Angola prévoit d’engager des consultations avec les différentes parties congolaises en vue de préparer un dialogue national. Luanda propose l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à partir du 18 février à midi, afin de créer un climat propice aux discussions et à la recherche d’une solution politique.

Ce soutien conjoint de la Belgique et de la France illustre la volonté de partenaires internationaux de renforcer la pression diplomatique en faveur d’une désescalade, dans une région où la persistance des violences continue de menacer la stabilité de l’ensemble des Grands Lacs.

Infos27

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