Si les résolutions du parlement régional flamand exigeant le retrait de l’Afc/M23 et des troupes rwandaises, ainsi que le gel des accords économiques avec le Rwanda, marquent une ultime victoire de la diplomatie active de la Rdc pour l’isolement du régime sanguinaire de Kagame, sa traduction en actions exécutives par le parlement européen a encore du chemin à parcourir.
Bien qu’elles renforcent le courant politique en faveur d’ une ligne plus ferme contre l’appui en troupes et en matériels du Rwanda au M23 et en faveur de la souveraineté de la Rdc, elles n’offrent guère, même prise en compte, le garantie d’un enterinnement effectif du parlement de Strasbourg.
Pour rappel, le parlement européen avait déjà adopté en février 2025, une résolution condamnant l’offensive du M23 appuyée par l’armée rwandaise et exigeant leur retrait « immediat »du sol congolais.
Ainsi, l’alignement politique ou la convergence des textes adoptés et la mobilisation regionale des parlements nationaux ou régionaux, s’avèrent être des facteurs décisifs susceptibles d’inciter le parlement de l’UE à abonder dans le même sens.
Néanmoins l’application sur terrain laisse beaucoup à désirer. Il est remarqué un déficit manifeste de volonté politique que traduit la frustration de ce parlement face à l’immobilisme de la commission européenne. . Cette dernière refuse d’appliquer les sanctions drastiques contre le Rwanda sous prétexte de ne pas perdre tout influence diplomatique dans la région des grands lacs. Bien léger .comme justificatif, de l’avis de nombeux analystes.
Le Conseil européen figure en bonne place dans cette « chaine de blocage ». Car de lui dépendent les décisions contraignantes de l’UE, notamment les sanctions,et les gels de fonds, où l’unanimité des 27 membres est requise.
Pas donc trente six solutions pour infléchir l’Etat-voyou rwandais. Gel sensible des financements et suspension du ravitaillement en materiels militaires dont il bénéficie gracieusement de l’UE.
Paradoxal.
Léon Mukanda Junior