Kinshasa : Le ministre des Finances inspecte la méga-usine d’eau de l’Ozone, un chantier stratégique à 500 millions USD

À mesure que les travaux s’achèvent, le complexe industriel de production d’eau de l’Ozone s’impose comme l’un des chantiers d’infrastructures les plus stratégiques pour l’approvisionnement en eau potable de Kinshasa. En visite d’inspection technique et financière samedi 21 février, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a évalué l’état d’avancement de cette méga-usine appelée à desservir près de six millions d’habitants. D’un coût global de 500 millions de dollars et dotée d’une capacité de 330 000 m³ par jour, l’installation constitue une première en République démocratique du Congo par l’ampleur de ses équipements et son modèle d’exécution. Les autorités saluent une concordance entre les dépenses engagées et la progression physique du chantier, tandis que les partenaires internationaux mettent en avant la qualité de la mise en œuvre. À l’approche de la réception définitive, ce projet emblématique est présenté comme un levier majeur pour améliorer l’accès aux services de base dans la capitale congolaise, confrontée depuis des années à une forte pression démographique et à des déficits chroniques en eau potable.

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a effectué samedi 21 février 2026 une visite d’inspection technique et financière du complexe industriel de production d’eau de l’Ozone, situé dans la commune de Ngaliema, dans l’ouest de Kinshasa, afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux arrivés à leur phase finale, selon un communiqué officiel.

À son arrivée sur le site, le ministre a été accueilli notamment par le directeur général de la Regideso, Mutombo Tshilumba David, le coordonnateur de la Cellule d’exécution des projets eau (Cepo) du ministère des Ressources hydrauliques et Électricité, Nestor Manduku, ainsi que par le représentant de la Banque mondiale, Ferera Mogusha.

La délégation a parcouru l’ensemble des installations de cette méga-usine, depuis le captage des eaux jusqu’aux différentes étapes de traitement, en passant par le centre de suivi informatisé du processus de production et la salle des machines. Cette immersion technique visait à vérifier la conformité entre l’exécution physique des travaux et les engagements financiers.

Au terme de la visite, le ministre s’est déclaré satisfait de la gestion du projet. « La réalisation financière de ce projet est en parfaite adéquation avec l’exécution physique sur le terrain », a-t-il affirmé, saluant un « modèle d’exécution exemplaire » et le travail réalisé par le projet Kin Elenda, la Cepo et les partenaires techniques, dont la Banque mondiale.

Doté d’une capacité de production de 330 000 m³ d’eau potable par jour pour un coût global de 500 millions de dollars américains, le complexe comprend trois modules de traitement, une configuration inédite en République démocratique du Congo. Selon les autorités, cette infrastructure permettra d’alimenter près de six millions d’habitants de la capitale, contribuant ainsi à réduire le déficit chronique d’accès à l’eau potable.

Le directeur général de la Regideso a attribué cette avancée à « la vision du chef de l’État Félix Tshisekedi », annonçant que des projets similaires sont envisagés à Lutendele et à Maluku afin d’étendre la capacité de production d’eau dans la ville.

De son côté, le représentant de la Banque mondiale a exprimé la satisfaction de son institution quant à la qualité des travaux exécutés par la Cepo, soulignant l’importance de ce partenariat pour renforcer les infrastructures essentielles.

Lancés il y a près de six ans, les travaux du complexe de l’Ozone entrent désormais dans leur phase finale. La réception définitive de cette méga-usine, présentée comme l’un des piliers de la politique d’amélioration des services de base, est attendue dans un avenir proche, selon la même source.

Infos27

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