Il y a des moments dans la vie d’une nation où les mots perdent leur innocence. Où ce qui, hier encore, pouvait être débattu, nuancé, relativisé, devient soudain une évidence brutale, impossible à contourner. La République démocratique du Congo se trouve aujourd’hui précisément à ce carrefour.
Pendant des années, certains ont voulu faire croire que la guerre dans sa partie Est, n’était qu’un conflit interne, une crise de gouvernance, une simple rébellion parmi d’autres. On a parlé de frustrations politiques, de revendications locales, de supposées marginalisations. On a tenté de maquiller l’agression en crise interne, l’invasion en contestation, la prédation en revendication identitaire. Mais désormais, les masques sont tombés. Non pas par la seule force de nos analyses, mais par les aveux mêmes de ceux qui, hier encore, se cachaient derrière des paravents diplomatiques ou des discours de façade.
Lorsque l’ambassadrice du Rwanda aux Nations unies reconnaît publiquement la collaboration entre son pays et l’AFC/M23, lorsque le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, assume cette connivence, lorsque Corneille Nangaa lui-même, coordonnateur de l’AFC/M23, revendique cette alliance, nous ne sommes plus dans le domaine de l’interprétation. Nous sommes dans le domaine de la preuve par l’aveu. Ce qui était dénoncé depuis des années par les autorités congolaises, par les victimes, par les organisations de la société civile et les experts des nations unies, se trouve désormais confirmé par les protagonistes eux-mêmes.
Le Rwanda n’est pas un observateur lointain, ni un voisin neutre pris malgré lui dans une crise congolaise. Il est l’agresseur, le parrain, le commanditaire, le fournisseur d’armes, des hommes, de renseignements, de logistique et de couverture diplomatique à un mouvement armé qui ensanglante une partie du territoire nationale.
À partir de là, une conséquence logique s’impose, que certains feignent encore de ne pas voir, ou refusent de reconnaître parce qu’elle dérange leurs agendas cachés. Les membres de l’AFC/M23 ne peuvent plus être présentés comme de simples opposants politiques, comme des acteurs congolais porteurs de revendications internes. Ils se sont eux-mêmes placés dans une autre catégorie. En assumant leur alliance avec un pays qui convoite des terres congolaises, qui finance et arme une rébellion sur notre sol, ils ont franchi la ligne rouge qui sépare l’opposition politique, même radicale, de la trahison pure et simple. Ils ne sont plus des contradicteurs dans le débat national. Ils sont devenus des agents d’une puissance étrangère, des relais d’intérêts extérieurs, des espions au sens logique du terme, des traîtres à la nation. Ils portent et défendent les revendications d’un pays agresseur qui ne cache plus ses visées expansionnistes sur une partie de notre territoire. Ils ne parlent plus au nom du Congo, mais au nom d’un projet qui vise à démembrer le Congo.
Dans ces conditions, la question d’un prétendu « dialogue inclusif » avec ces acteurs ne relève plus de la bonne foi, ni de la naïveté. Elle relève de la complicité. Car accepter les membres de l’AFC/M23 dans un dialogue entre congolais, après ces aveux, ce n’est pas dialoguer avec des Congolais en désaccord avec le pouvoir en place. C’est dialoguer avec le Rwanda par procuration.
C’est accepter que des représentants d’une puissance hostile, déguisés en acteurs congolais, viennent s’asseoir autour de la table pour négocier l’avenir de notre pays. C’est ouvrir la porte à une normalisation de la trahison, à une banalisation de l’aggression, à une légitimation de la violence armée comme mode d’accès au débat national.
Il faut mesurer la gravité de ce que certains appellent, avec une légèreté coupable, un « dialogue inclusif». Inclusif avec qui, au juste? Avec des hommes qui reçoivent armes, munitions, financements, renseignements, encadrement militaire d’un pays qui occupe de facto une partie de notre territoire ? Inclusif avec des individus qui collaborent avec des officiers étrangers, qui revendiquent fièrement cette collaboration, qui justifient les massacres de nos populations au nom d’une prétendue lutte politique ? Inclusif avec des gens qui, au lieu de défendre la souveraineté de la RDC, plaident la cause de Kigali, reprennent ses éléments de langage, relaient sa propagande, et se présentent comme les porte-voix d’un projet de balkanisation ?
Jusqu’où faut-il tolérer la haute trahison ? Jusqu’où devons-nous accepter que la haute trahison soit récompensée par un poste de gouvernement ou une intégration politique ? À quel moment la justice doit-elle prendre le relais de la politique ? À partir de quel seuil de compromission avec l’ennemi un individu cesse-t-il d’être un interlocuteur et devient-il un justiciable ? Ces questions ne sont pas théoriques. Elles engagent notre survie en tant qu’État. Un pays qui accepte de mettre sur le même plan, autour d’une même table pour des questions internes entre compatriotes, ceux qui défendent sa souveraineté et ceux qui travaillent à son démembrement, ceux qui protègent ses frontières et ceux qui les livrent à l’ennemi, ceux qui meurent pour la patrie et ceux qui tirent sur des civils au service d’une puissance étrangère, un tel pays se condamne à l’effondrement moral avant même l’effondrement territorial.
Accepter ce principe, c’est valider d’emblée les prémisses du démembrement de la RDC.
Il est donc absurde, dangereux et profondément irresponsable de plaider pour un dialogue national entre congolais qui inclurait l’AFC/M23 comme si de rien n’était. Ce serait envoyer un message catastrophique à notre armée, à nos services de sécurité, à nos populations martyrisées à l’Est. Ce serait leur dire que leurs souffrances, leurs sacrifices, leurs morts peuvent être effacés d’un trait de plume au nom d’une réconciliation abstraite, qui ne serait en réalité qu’une capitulation. Ce serait dire à tous les apprentis seigneurs de guerre, à tous les aventuriers politiques, à tous les opportunistes de la violence armée que la voie la plus rapide pour entrer dans l’histoire nationale n’est pas le débat démocratique, ni la compétition électorale, ni la construction patiente d’un projet politique, mais la prise des armes avec l’appui d’une puissance étrangère.
Si la RDC décide de s’asseoir avec les membres du M23 au nom d’un dialogue dit inclusif, quel message envoie-t-elle à tous les autres traîtres potentiels ? Que la trahison paie ? Que l’on peut vendre le pays au plus offrant et revenir ensuite en héros ? Nous ne pouvons pas accepter que ces hommes de paille qui reçoivent ordres et ressources d’une puissance hostile, autour d’une table de réconciliation nationale. La réconciliation se fait entre des Congolais qui divergent sur l’approche du développement national, pas entre des patriotes et des mercenaires au service d’un occupant. C’est au regard de cette réalité brutale que l’idée d’un dialogue inclusif devient non seulement une absurdité, mais un danger mortel pour la survie de notre nation.
Dans ce contexte déjà explosif, un autre phénomène vient ajouter à la confusion et à l’indignation : le silence sélectif, pour ne pas dire la complaisance, de certains responsables religieux, en particulier au sein de la CENCO. Il est temps de le dire avec clarté, sans détour, sans crainte des anathèmes : une partie de la hiérarchie catholique, telle qu’elle s’exprime aujourd’hui à travers certaines figures, a choisi son camp. Et ce camp n’est pas celui de la vérité, ni celui de la justice, ni celui de la souveraineté congolaise.
Lorsque l’on écoute attentivement les prises de position de l’abbé Donatien Nshole, de Monseigneur Fulgence Muteba, du Cardinal Ambongo, on constate un déséquilibre flagrant. D’un côté, une critique systématique, parfois virulente, du gouvernement congolais, de ses choix, de ses accords, de sa stratégie. De l’autre, un silence assourdissant, une prudence extrême, une retenue presque gênée dès qu’il s’agit de nommer l’agresseur, de condamner clairement le Rwanda, de dénoncer sans ambiguïté les crimes de l’AFC/M23. Cette asymétrie n’est pas un hasard. Elle traduit un parti-pris. Elle révèle une neutralité de façade qui, en réalité, masque une prise de position politique assumée.
L’émission Face à Face sur Top Congo FM, le samedi 31 janvier 2026, en a été une illustration éclatante. Invité à s’exprimer sur la situation à l’Est, l’abbé Donatien Nshole a refusé de reconnaître le rôle central du Rwanda dans l’agression en cours. Il a minimisé, relativisé, détourné le regard. Il a refusé de nommer l’ennemi, comme si le fait de dire la vérité risquait de compromettre une posture de médiateur autoproclamé. Pire encore, il a minimisé les massacres perpétrés par l’AFC/M23 contre les civils congolais, comme si ces morts-là n’avaient pas la même valeur que d’autres, comme si la dénonciation de ces crimes devait être calibrée en fonction de considérations diplomatiques ou institutionnelles.
Comment peut-on prétendre parler au nom de la conscience morale d’un pays et, dans le même temps, refuser de nommer ceux qui l’ensanglantent ? Comment peut-on se présenter comme une voix pieuse et se taire lorsque l’innocent est massacré, lorsque des villages entiers sont rayés de la carte, lorsque des femmes sont violées, lorsque des enfants sont enrôlés de force par ce mouvement armé soutenu par un État voisin ? Ce silence n’est pas neutre. Il est complice. Il est une forme de participation, par omission, à la stratégie de brouillage de l’agresseur.
À cela s’ajoutent des prises de position publiques qui relèvent non seulement de la désinformation, mais de la manipulation. Lorsque Monseigneur Fulgence Muteba affirme, contre toute vérité, que l’accord de Washington entre la RDC et les États-Unis braderait nos minerais pour 99 ans, il ne se contente pas de critiquer un choix politique. Il ment. Il diffuse une contre-vérité grossière, qui ne repose sur aucun texte, sur aucune clause, contenue dans le document officiel pourtant disponible en ligne. Il alimente un récit de suspicion, de peur, de rejet, qui est immédiatement récupéré par l’AFC/M23 et ses relais pour discréditer l’État congolais, pour présenter le gouvernement comme un traître aux intérêts nationaux, pour justifier la violence armée au nom d’une prétendue défense de la souveraineté.
Comment ne pas voir le lien entre ces discours et la propagande des groupes armés ? Comment ne pas constater que les mêmes éléments de langage circulent, des homélies aux communiqués des rebelles, des conférences de presse aux vidéos de propagande ? Quand un prélat de ce niveau, censé peser ses mots, accuse sans preuve le gouvernement de brader le pays pour un siècle, il ne fait pas qu’exprimer une opinion. Il fournit des munitions idéologiques à ceux qui veulent renverser l’ordre constitutionnel par les armes.
Plus grave encore, le même Fulgence Muteba a reconnu avoir reçu des financements du Rwanda dans leur « quête de la paix » jette une lumière crue sur un conflit d’intérêts majeur. Comment peut-on prétendre être un médiateur impartial, un artisan de la paix, lorsqu’on accepte de l’argent d’un pays qui arme et finance une rébellion sur notre sol ? Comment peut-on se présenter comme un arbitre neutre alors que l’on est, de fait, lié financièrement à l’une des parties au conflit ? Dans n’importe quel autre contexte, une telle situation serait immédiatement dénoncée comme une compromission, une collusion, une atteinte grave à la crédibilité de l’institution représentée.
Il faut le dire sans détour : dans ces conditions, la CENCO, telle qu’elle est incarnée aujourd’hui par certains de ses dirigeants les plus visibles, a perdu la légitimité morale et politique nécessaire pour piloter ou organiser un dialogue « sincère et franc » sur la crise à l’Est. On ne peut pas être à la fois juge et partie, arbitre et allié discret d’un camp, médiateur et relais de désinformation. On ne peut pas, d’un côté, se taire sur les crimes de l’agresseur, minimiser son rôle, refuser de le nommer, et de l’autre, accuser sans preuve le gouvernement congolais de trahison, de bradage, de compromission. Une telle posture place objectivement ces prélats dans le camp opposé à celui de la RDC, non pas parce qu’ils critiquent le pouvoir car la critique est légitime dans une démocratie mais parce qu’ils le font en reprenant les éléments de langage de l’ennemi, en s’alignant sur sa stratégie de communication, en participant à la délégitimation de l’État au moment même où celui-ci est agressé.
Il ne s’agit pas ici de remettre en cause la foi, ni l’Église en tant qu’institution spirituelle. Il s’agit de rappeler que nul, pas même un cardinal, pas même un évêque, n’est au-dessus de la nation. Que nul ne peut se prévaloir de sa fonction religieuse pour s’exonérer de ses responsabilités politiques lorsqu’il intervient dans le débat public. Que la soutane ne protège pas de l’exigence de vérité, ni du devoir de loyauté envers la patrie. Lorsque des responsables religieux choisissent, par leurs silences et leurs paroles, de fragiliser l’État au moment où il est attaqué, ils ne peuvent pas prétendre ensuite être les architectes d’un dialogue national. Ils se sont disqualifiés eux-mêmes.
Face à cette situation, la position du Président Félix Tshisekedi, réaffirmée avec force lors des échanges de vœux avec le corps diplomatique le 31 janvier 2026, apparaît comme une boussole claire. Le Chef de l’État n’a jamais fermé la porte au dialogue. Il n’a jamais prétendu que la solution à la crise de l’Est serait exclusivement militaire. Il a toujours dit sa disponibilité à parler, à écouter, à intégrer dans le processus national ceux qui, de bonne foi, acceptent les règles du jeu démocratique, renoncent à la violence, respectent l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC. Mais il a posé une ligne rouge, qui n’est pas négociable : on ne dialogue pas avec des terroristes, on ne négocie pas avec des traîtres avérés, on ne légitime pas des agents d’une puissance étrangère en les installant autour de la table comme s’ils étaient des acteurs politiques ordinaires.
Cette position n’est pas de la rigidité. Elle est de la cohérence. Elle n’est pas un refus de la paix. Elle est une exigence de justice. Une paix bâtie sur l’oubli des crimes, sur la récompense de la trahison, sur la promotion de ceux qui ont pris les armes contre leur propre pays, n’est pas une paix. C’est une trêve fragile, une parenthèse hypocrite, une préparation à de nouvelles violences et la lecture de l’histoire de notre pays est plus qu’éloquente à ce sujet. La véritable paix suppose que chacun soit à sa place : les patriotes à la table des décisions, les opposants de bonne foi dans le débat démocratique, les criminels devant la justice, les traîtres face à leurs responsabilités.
La souveraineté nationale ne se négocie pas. Elle ne se fragmente pas. Elle ne se partage pas avec ceux qui la piétinent. Elle ne se brade pas sur l’autel d’un dialogue inclusif qui, sous couvert de réconciliation, ouvrirait la porte à la balkanisation.
Ceux qui, aujourd’hui, appellent à un dialogue sans conditions, à une inclusion de tous, y compris de l’AFC/M23, doivent avoir le courage de dire jusqu’où ils sont prêts à aller. Sont-ils prêts à accepter que des pans entiers de notre territoire soient placés sous influence étrangère au nom de la paix ? Sont-ils prêts à voir des criminels de guerre devenir des interlocuteurs privilégiés de l’État ? Sont-ils prêts à sacrifier la mémoire des victimes sur l’autel d’une paix de façade ?
Le moment est venu de sortir des ambiguïtés. De dire clairement que la RDC n’est pas un terrain vague où tout se négocie, où tout se relativise, où tout se monnaye. Nous sommes un État souverain, reconnu comme tel par le droit international, doté de frontières, d’institutions, d’un peuple qui a trop souffert pour accepter encore que son destin soit confisqué par des alliances obscures entre rebelles, puissances étrangères avec leurs relais internes, fussent-ils vêtus de blanc ou de pourpre. La justice doit faire son travail. Les aveux de l’ambassadrice du Rwanda, du ministre Nduhungirehe, de Corneille Nangaa ne peuvent pas rester sans suite. Ils doivent être consignés, documentés, transmis aux instances compétentes. Ils doivent servir de base à des poursuites, à des sanctions, à des décisions fortes.
Le dialogue comme « blanchisserie » de la criminalité
La conséquence la plus grave de cette culture du dialogue est l’institutionnalisation de l’impunité. Le dialogue en RDC est devenu une véritable blanchisserie au sens du blanchiment d’argent pour les crimes politiques, économiques et de sang.
Lorsqu’un politicien se compromet avec des pays étrangers, formente une rébellion, agresse la patrie, provoquant viols, massacres et pillages, sa stratégie n’est pas de remporter la guerre, mais de générer suffisamment de chaos pour être convié au dialogue. Une fois assis à la table des négociations, il n’est plus un criminel, mais un belligérant ou un acteur politique incontournable. Les accords qui en découlent incluent systématiquement parfois l’intégration de ses combattants dans l’armée et, pour lui-même et ses proches, des postes importants de responsabilité politique. Les victimes, elles, n’obtiennent jamais justice et voient impuissants leurs bourreaux d’hiver devenir leurs autorités.
C’est ainsi que le pays tourne en rond. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il ne se passe plus dix ans en RDC après le tout premier dialogue sans un dialogue. Les seigneurs de guerre d’hiver deviennent les hommes d’Etat d’aujourd’hui, avant de redevenir les rebelles de demain si leur part du gâteau est réduite ou s’ils ont perdu les élections.
Aujourd’hui même, nous assistons à la répétition de ce même scénario. Certains individus et des figures liées au M23/AFC soutenue par le Rwanda, réclament le dialogue. Leur objectif est de suivre le manuel à la lettre. Ils cherchent à être blanchis de leurs crimes de haute trahison et à obtenir, pour eux ou leurs proches, un retour aux responsabilités politiques.
Tant que cette pratique perdurera, pourquoi un autre acteur politique se fatiguerait-il à construire un parti ou à préparer des élections ? Il lui suffit de prendre les armes, de créer une crise sécuritaire, pour obtenir ce que les urnes ne lui donneront jamais.
Ces dialogues ont installé une culture politique perverse : L’homme politique crée la crise sécuritaire ou politique. Pour forcer la négociation ; Le rebelle se rebelle pour être intégré ; Le politicien bloque ou perturbe le processus électoral pour obtenir un poste; La communauté internationale bénit le compromis au nom de la paix et non au nom de la justice.
Une démocratie sans constitution
Les défenseurs de cette pratique la justifient par la spécificité de notre pays.
C’est une illusion. Aucun pays au monde ne s’est développé en institutionnalisant le partage du pouvoir en dehors des règles constitutionnelles.
Prenons un contre-exemple frappant: La France. Ce pays a connu en 2024 une crise politique majeure. En moins d’un an, quatre Premiers ministres se sont succédé (Elisabeth Borne, Gabriel Attal, Michel Barnier, François Bayrou) dans un contexte de dissolution parlementaire et d’absence de majorité absolue.
Pourtant à aucun moment, malgré la gravité de la crise, la classe politique française n’a proposé un dialogue national pour former un gouvernement d’union national incluant tous les chefs de partis de l’opposition et de la société civile. La crise est gérée par l’observation stricte des lois françaises.
La République Démocratique du Congo a le droit de se défendre. Elle a le devoir de punir les traîtres et de repousser l’agresseur. La position du Chef de l’État est notre boussole. Nous devons la soutenir sans réserve, car elle est le seul rempart contre le chaos et le démembrement. Quant à ceux qui, depuis leur tour d’ivoire ou leurs chaires, tentent de nous imposer l’agenda de l’occupant, qu’ils sachent que le peuple congolais, dans sa sagesse millénaire, sait distinguer le pasteur du loup. Notre souveraineté n’est pas un sujet de négociation, elle est notre droit le plus inaliénable, et nous la défendrons jusqu’au bout.
CP