Les innovations apportées dans la gestion du Cami par le Directeur général Popol Mabolia Yenga, marque une rupture nette avec les années précédentes. Le renouveau incarné par son approche repose sur un nombre des piliers.
La transparence en est le coeur, pour conjurer des années d’opacité. L’information sur la disponibilité des carrés miniers n’est plus restreinte ou réservée uniquement aux « initiés ». Elle est désormais publique.
En effet, d’un système de verrou ou de « porte close », on est passé aux « cafés de presse », exercice de redevabilité et à la publication systématique des grilles des titres déchus ou en souffrance. La « salle de consultation publique » est depuis lors opérationnelle et permet désormais à tout investisseur de vérifier en temps réel, le statut d’une concession.
La rigueur administrative mise en place, a permis l’assainissement du fichier cadastral. Un nettoyage dont le but est de lutter contre le phénomène des « titres dormants », des entreprises détenant des titres miniers sans jamais procéder à l’exploitation des sols, neutralisant ainsi l’investissement.
L’annulation des centaines de permis pour non paiement des droits superficiaires ou absence des travaux, a permis à l’Etat de récupérer plus 31 000 km2 de territoire minier, remis directement sur le marché.
La direction du Cami a, par ailleurs, tablé sur la digitalisation, gage de sa modernisation technique, en passant d’une gestion analogique à une infrastructure essentiellement numérique moderne.
L’intégration de nouveaux outils de cartographie, grâce aux logiciels de pointe, évite les chevauchements de périmètres, source de nombreux contentieux juridiques dans le passé.
Cette modernisation est completée par une meilleure interconnexion technique avec non seulement la Direction des mines mais également le Secrétariat général, pour un suivi fluide du dossier minier, du dépôt de la demande à l’octroi du permis.
Autre innovation très remarquée : la priorité accordée à la responsabilité societale, qui suppose pour les détenteurs des titres miniers, le respect des obligations sociales comme condition de maintien des titres. Le Cami se réserve le droit de vérifier si ces entreprises s’appliquent à l’exécution de leurs cahiers de charges qui traduisent leurs engagements envers les communautés locales. Le non-respect de ces clauses devient un des motifs de retrait de permis. Une manière de garantir le développement des sites d’exploitation.
Cette gestion autant rigoureuse que transparente est à la base de la restauration de la confiance des investisseurs internationaux tout en protégeant les intérêts de l’Etat congolais.
Léon Mukanda Lunyama Junior